Témoignages de Digital Nomad : les différentes difficultés qu’ils ont rencontrés

 

En cette période de trouble intense ( confinement Covid 19), on peut se demander ce que font les digitals nomad et autres freelancers. Eh oui, alors que c’est une grande nouveauté pour les salariés classiques que de faire du télé-travail, il semblerait que pour les digitals nomads, rien ne change ou presque.

Ultras mobiles, avec le monde pour terrain de jeu, les Digital Nomads sont cette population grandissante ont adopté un mode de vie différent à en faire pâlir plus d’un. Du coup, confinement ou pas, ils travaillent déjà depuis chez eux.

Ils voyagent tout en ayant des revenus réguliers et une carrière professionnelles épanouissantes grâce à des contraintes qu’ils ont eux-mêmes choisis.

Mais voilà, quand on s’attaque au concret, il y forcément des difficultés à surmonter. En confinement ou non. Et l’envers du décor n’est pas fait que de paillettes. Le chemin vers la liberté possède un prix.

Cependant, avec motivation, progression et bon sens, tout le monde peut y arriver.

À travers cet article, on vous présente une série de témoignages de digital nomads ayant franchi le cap. Ils ont connu des difficultés qu’ils ont su surmonter et enfin, adopter ce mode de vie pour leur plus grand bonheur.

On verra comment ils adaptent leur vies de freelance dans cette situation.

Marie, 27 ans, Graphic Designer, localisée entre la Belgique et les Philippines

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voyagé. Ce qui a aidé à l’adoption du nomadisme. Mais, là où j’ai ressenti une grande difficulté était de développer et d’entretenir son réseau professionnel à distance. Car nous le savons tous, le réseau est le principal vecteur de l’acquisition de nouveaux clients. 

 

J’ai trouvé la solution en ayant toujours mon porte-folio à jour, en le diffusant sur des groupes Facebook par exemple, sous forme d’actualités et étant actifs au sein de la communauté. Ces groupes spécialisés regroupent les designers graphic, les rédacteurs, les développeurs par exemple. Quand j’ai des transits prévus dans des grandes villes, j’en profite toujours de voir s’il y aura des événements de networking intéressants. Ceux liés à mon secteur, le graphisme et le design, mais pas que. J’utilise Meetup pour ça, le site rassemble les gens via des évènements organisés dans le monde entier.

Bien sûr, mon application de networking, inspirée par Tinder, Shapr est toujours active. Et  me permet d’engager des discussions très intéressantes avec des personnes que je n’ai pas toujours l’occasion de rencontrer dans la vie.

Du coup, avec le confinement, la seule change qui change vraiment, c’est que je sors moins, comme tout le monde. Mais, dans ma vie de tous les jours, professionnellement parlant, rien ou presque n’a changé….

Matt, 36 ans, Traducteur et Archéologue, localisé en l’Amérique Centrale

Il y a différents aspects dans les difficultés qu’on peut rencontrer, mais j’ai choisi de vous parler d’un obstacle d’un point de vue personnel. 

Il y a plus de 10 ans, durant mes premiers mois de voyage, je me souviens avoir eu une discussion intéressante (et marrante avec du recul), avec un voyageur que j’avais rencontré dans une auberge en Asie du Sud-est. En Malaisie, plus exactement. Je lui demandais depuis combien de temps il voyageait : “6 mois”, me répondit-il. J’étais admiratif et impressionné. C’était la première fois que je quittais le cocon familial, et je me sentais déjà trop loin de mes repères, de ma famille et de mes amis.

Donc, la difficulté personnelle que j’ai appris à gérer était de diminuer la distance avec mes proches. Évidemment, on a instauré ensemble, des rendez-vous Skype réguliers. 

J’ai continué à regarder des contenus en français grâce à un VPN, et ce, pour qu’on continue d’avoir les mêmes références. 

Ainsi, on n’a jamais vraiment perdu le contact et, ils m’ont même rendu visite dans divers endroits, où je me trouvais dans le monde.

Dans cette période de confinement, là où je me trouve actuellement, pas de grand changement. J’avoue que je regarde encore plus Netflix et des vidéos sur youtube…Mais à part ça, ma vie est relativement la même.

J’ai quand même pris une claque car je pense que maintenant, je vais plus m’intéresser à la vie en autonome et être plus écologique. Voilà les grands chagements, ils sont d’ordre idéologiques.

Oliver, 44 ans, Rédacteur, Blogueur Lifestyle & Voyage, localisé tout autour du monde

Pour ma part, j’ai toujours eu du mal avec les deadlines. Et étant en remote, c’est-à-dire loin de toutes équipes et surveillance : la procrastination peut rapidement m’envahir. En particulier, quand j’ai un article compliqué à rendre par exemple.

Avec le confinement…Bah c’est toujours le même problème. Mes deadlines sont toujours mon point faible, covid ou pas.

 

Donc, je me suis intéressée à plusieurs sciences et disciplines, afin de mettre en place un cadre de travail efficace. J’avais besoin d’habitudes, et d’une routine pour gagner du temps.

J’ai étudié le “biorythme” par exemple, et découvert que nous avions tous des moments de la journée dans lesquels nous sommes plus ou moins, productifs. 

Pour ma part, il me faut toujours une heure ou deux pour réveiller mon cerveau le matin. J’en profite pour faire de la veille, lire des articles que j’ai mis sur le côté. En utilisant Pocket, je peux facilement sauvegarder pour plus tard, tout ce que j’ai envie de lire ou visionner.

Ce n’est qu’ensuite que je consacre 4 bonnes heures à de la création, à la rédaction d’article et dure, ou de l’analyse. Car ces disciplines exigent un haut niveau de concentration. L’après-midi, je réponds à mes mails ou j’entretiens mon réseau.

Voilà pour ces quelques témoignages qui nous montre fondamentalement que le télétravail est bel et bien une alternative responsable de nos jours.

Et vous? Qu’es-ce qui à changé dans vos vies depuis le confinement?

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